Notre playlist marocaine pour voyager en musique

Que ce soit dans un taxi qui vous mène à Marrakech, dans les allées du souk d’Essaouira, devant un tajine de poisson à Agadir ou chez un vendeur ambulant de nougats à Fès, la musique marocaine s’écoute beaucoup et résonne toujours dans la vie du pays. Des classiques des années 70 à de la pop engagée, en passant par du folk berbère, sélection en clips de quelques artistes marocains qui vous immergeront complètement dans la culture chérifienne… ou vous aideront à prolonger un peu plus votre dernier séjour au Maroc ! On vous guide à travers le très large répertoire existant en vous donnant quelques clés historiques ! C'est parti ! 

Pour s’immerger dans la musique marocaine traditionnelle 

De tous les groupes de musique qui existent au Maroc, Nass El Ghiwane est sans conteste le plus populaire et le plus apprécié au sein du royaume et dans le monde. Né dans les années 70, NEG a imaginé une musique moderne jouée avec des instruments traditionnels mais qui évoquent avec poésie et vérité la jeunesse marocaine. Martin Scorsese les a même surnommés « Les Rolling Stones de l’Afrique ». Dans un genre plus lyrique, Amina Alaoui a fait connaître sa voix dans le monde, mettant à l’honneur la musique classique marocaine dans les années 90. Fathallah Lamghari lui, a enchanté les fans de luth avec sa voix dès 1955 et jusque dans les années 70. Parolier hors-pair, il est très apprécié des Marocains. Dans la catégorie « musique traditionnelle marocaine », impossible de ne pas citer Abdelwahab Doukkali lui, est une légende de la musique. Auteur-chanteur-compositeur, il a signé une centaine de tubes devenus des classiques et encore écoutés aujourd’hui tels que « Kan Ya Ma kan », « Khod Qalbi » ou « Outtar ».

  

Pour résonner avec des sonorités modernes

Asma Lmnawar est une grande voix du Maroc d’aujourd’hui et s’est faite connaître en ajoutant une rythmique moderne à ses sons. Dans la musique actuelle, il faut aussi compter avec Hasna qui a connu la célébrité grâce à des reprises entraînantes du répertoire classique marocain, notamment avec « Marsoul El Hob », qu’elle a fait (re)découvrir au monde arabe avec succès. Dans un autre genre, Manal Benchlikha est la figure star du moment. Cette jeune pop-rappeuse originaire de Marrakech a su faire souffler un vent authentique et féministe. Pour les bilingues, on vous conseille d’écouter Sahar Seddiki. Produite par Ismaïl Ayssami, la jeune Native de Rabat mixe habilement anglais et dialecte marocain sur des mélodies pop.

 

 

Pour les doux rêveurs mélomanes

La douce voix d’Oum se nourrit de ses voyages et de son rapport au temps qui passe et à la nature qui évolue autour d’elle. Résultat : la chanteuse-compositrice de Casablanca dévoile des titres universels portés par une musique où se mêlent rythmes soufis, jazz et soul. Dans un autre genre, Hindi Zahra délivre une musique folk teintée de blues. Souvent présentée comme une Amy Winehouse marocaine, elle a été la première à avoir chanté en amazigh, la langue berbère du sud marocain, sur des sonorités modernes. Forte de sa voix puissante et claire, Nabyla Maan quant à elle, se fait connaître via des reprises de classiques marocains et de poésie arabe mis en musique, de façon hyper efficace. De « Chams Al Achyia » à « Allah Ya Moulana » en passant par « Ahin Ya Sultani » ou encore « Lamma bada Yatathanna », la jeune femme née à Fès n’hésite pas à piocher dans des classiques de la littérature et de la musique retrouvant même des pépites du XVe siècle. 

 

 

L’exception 

Bien que née de parents libanais et algériens, Warda est une des grandes cantatrices qui a su conquérir le coeur des Marocains. Forte d’un répertoire de plus de 300 chansons, la diva a interprété autant de chansons d’amour que d’hymnes patriotiques. Elle a commencé à se produire au Maroc dans de nombreux festivals dès les années 50. On peut citer « Harramt Ahebak », « Laoula al malama », « Fi yaoum wa lila » ou « Batwaniss Bik » parmi ses succès. Décédée en 2012 au Caire, la voix de Warda résonne encore aujourd’hui dans les allées des souks et dans les maisons marocaines. 

 

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